Un stagiaire en sciences de la santé de l’Université Carleton présente ses travaux de recherche sur l’IA lors du Salon des sciences de la santé

OAC a le plaisir d’honorer Viphop Pech, étudiant stagiaire en sciences de la santé à l’Université Carleton, pour sa présentation par affiche lors du Salon des sciences de la santé de l’Université Carleton, le 9 avril 2026.

Viphop a présenté son projet intitulé Navigating AI: Perceptions, Adoption, and Ethical Implications of Artificial Intelligence in Canadian Communication Health Practice (Naviguer dans l’IA : perceptions, adoption et implications éthiques de l’intelligence artificielle dans la pratique canadienne en santé de la communication), élaboré au cours de son stage au sein d’OAC. L’affiche résumait les résultats d’un sondage national mené auprès de 460 professionnels canadiens de la santé de la communication, qui examinait l’adoption de l’intelligence artificielle en orthophonie et en audiologie.

La recherche a mis en évidence la rapide intégration des outils d’IA dans la pratique, notamment pour les tâches administratives et l’allègement de la charge cognitive, comme la création de matériel thérapeutique et la documentation. Parallèlement, les personnes interrogées ont fait part d’un faible niveau de confiance envers l’IA, invoquant des préoccupations liées à la confidentialité et à l’exactitude des données, aux biais, aux « hallucinations » et aux conséquences potentielles sur les soins centrés sur la personne.

L’affiche de Viphop soulignait le fossé grandissant entre la connaissance des technologies d’IA et la confiance dans leur utilisation sûre et appropriée. Elle mettait en évidence la nécessité de disposer d’orientations plus claires, de cadres réglementaires et d’un soutien professionnel en matière d’IA et de son utilisation. La présentation a suscité une discussion approfondie parmi les étudiants et les professeurs sur le rôle futur de l’IA dans les soins de santé et sur les responsabilités des organisations professionnelles dans la promotion d’une intégration éthique.

OAC félicite Viphop Pech pour cette présentation réussie et remercie l’Université Carleton d’avoir fourni une plateforme permettant de mettre en valeur les travaux de recherche étudiants qui traitent des enjeux émergents dans la pratique de la santé de la communication.

Récipiendaires du Cycle 2 des bourses d’études d’OAC 2025-2026

Nous sommes ravis d’annoncer les récipiendaires du Cycle 2 des bourses d’études 2024-2025! Félicitations à ces 11 étudiants associés pour leurs réalisations exceptionnelles et leur dévouement envers leurs programmes. En tant que futurs aides en santé de communication et orthophonistes, ils ont démontré l’esprit d’excellence, de leadership et de service communautaire qui est profondément apprécié par OAC.

Merci à Maria Scaringi de KIDSPEECHTM, The Beach Family et la succession de Virginia Martin pour leur soutien continu et généreux. Nous remercions également sincèrement les membres de notre comité des bourses d’études pour le temps et l’engagement considérables qu’ils ont consacrés à l’amélioration du programme.

Une fois de plus, nous adressons nos sincères félicitations à tous les récipiendaires et leur souhaitons le succès dans leurs carrières universitaires et professionnelles.

Apprenez plus sur les récipiendaires du Cycle 1 ici.

Bourses d’OAC

Bourse de Grace Margaret Harris
1 000 $
Bourse de Virginia Martin Memorial
500 $
Kaela de Carlos
Western University
orthophonie
Olivia Coté
University of British Columbia
orthophonie
Prix d'excellence des étudiants
500 $ chaque
Yu Cen Gao
University of British Columbia
orthophonie
Robyn Moore
Dalhousie University
orthophonie
Kevin Tyson
University of British Columbia
orthophonie
Véronique Légaré
Queen's University
orthophonie
Bourse pour les associés étudiants d'aide en santé de la communication
750 $
destinataire anonyme
Capilano University
aide en santé de la communication

Bourses de KIDSPEECH

Bourse d'études pour étudiants au doctorat
2 000 $
Bourse de voyage
2 000 $
Somayah Al-Ees
University of Toronto
orthophonie
Noémie Bouchard
Laurentian University
orthophonie

Bourses d'études supérieures Beach Family

Bourses d'études supérieures Beach Family
2 500 $ chaque
Kamryn Philippe
Western University
audiologie
Kaylee Mainville
Western University
orthophonie

Éléments importants du budget provincial 2026-2027 de la Saskatchewan

Le ministre des Finances de la Saskatchewan a présenté le budget de la province le 18 mars 2026. Le budget prévoit un déficit de 1,2 milliard de dollars pour l’exercice 2025-2026 et prévoit des déficits de 819 millions de dollars pour l’exercice 2026-2027 et de 608 millions de dollars pour l’exercice 2027-2028.

Vous trouverez ci-dessous quelques-uns des éléments les plus importants pour nos membres.

Modifications fiscales

Aucune modification n’a été annoncée concernant les taux d’imposition des particuliers ou des sociétés. Par conséquent, nos membres ne devraient pas constater de changement immédiat dans leur salaire net ni dans la planification fiscale de leur cabinet incorporé en 2026-2027.

Santé

La Saskatchewan a annoncé un investissement record de 8,5 milliards de dollars dans la santé afin d’améliorer l’accès aux soins dans toute la province. Cette somme comprend environ 5,15 milliards de dollars destinés à la Saskatchewan Health Authority, ce qui représente une augmentation d’environ 5 % visant à protéger et à améliorer l’accès aux soins de première ligne, aux soins hospitaliers, à la chirurgie et au service de diagnostic.​

Ce financement permettra de développer les services de santé mentale et de lutte contre les dépendances, de renforcer les soins de première ligne et les soins d’urgence, et de moderniser les installations et les technologies. Pour les orthophonistes, les audiologistes et les assistants en santé de la communication, cela pourrait se traduire par des rôles nouveaux ou redéfinis au sein des équipes de soins de première ligne, des services d’urgence et de soins intensifs, ainsi que des programmes de santé mentale et de lutte contre les dépendances, à mesure que le gouvernement met en œuvre les objectifs d’accès de sa stratégie « Patients First ».

Le gouvernement de la Saskatchewan a également annoncé récemment le plan de soins de santé « Patients First ». Ce plan comprend notamment les priorités suivantes :

  • élargir l’accès aux soins;
  • améliorer le recrutement, la fidélisation et la formation;
  • moderniser la prestation des soins et le champ d’exercice;
  • améliorer la sécurité et la qualité des soins; et
  • améliorer les installations et les équipements.

Dans le cadre de la modernisation de la prestation des soins et du champ d’exercice, le plan indique explicitement que les prochaines étapes consistent à « cerner de nouvelles possibilités pour élargir les rôles des infirmières praticiennes et des professionnels paramédicaux, y compris les ergothérapeutes, les physiothérapeutes et les orthophonistes, à l’échelle de la province », ce qui ouvre la voie à une plus grande présence de l’orthophonie et de l’audiologie dans les cliniques communautaires, les soins de première ligne et les modèles de soins virtuels.

Le gouvernement de la Saskatchewan prévoit également d’augmenter considérablement le nombre d’infirmières praticiennes et d’autres prestataires de soins de première ligne, avec l’objectif déclaré que « chaque résident dispose d’un prestataire de soins de première ligne d’ici la fin de 2028 », ce qui pourrait influencer la conception des équipes interprofessionnelles de soins de première ligne et soulever des questions quant à la place des services de communication et de dysphagie dans ces modèles.

Éducation

Le gouvernement investira 3,6 milliards de dollars dans l’éducation de la maternelle à la 12e année, l’apprentissage précoce, les services de garde d’enfants et les bibliothèques. Cela inclut le maintien du soutien aux services de garde à 10 dollars par jour et la création de places supplémentaires en service de garde, ce qui pourrait accroître encore la demande de services d’orthophonie et d’audiologie pour la petite enfance dans des systèmes préscolaires et scolaires déjà sous pression.​​

Enfin, un engagement de 9,9 milliards de dollars a été annoncé pour soutenir la mise en œuvre des programmes postsecondaires de thérapie respiratoire, d’ergothérapie et d’orthophonie qui débuteront cet automne, selon un communiqué de presse provincial. Cet engagement vise à soutenir le recrutement, la rétention et la formation, dans le cadre de l’initiative « Patient First », ce qui représente une étape importante pour développer le bassin provincial d’orthophonistes et d’autres professionnels paramédicaux. Des informations supplémentaires sur les stages cliniques, le financement à long terme, ainsi que les ressources et le soutien destinés aux formateurs cliniques seront essentielles pour nos professions.

L’importance de la stratégie pancanadienne de données pour les membres d’OAC

Effectif de la santé Canada a publié la stratégie pancanadienne de données sur la main-d’œuvre en santé, une initiative nationale visant à combler les lacunes de longue date dans la collecte et le partage des données sur la main-d’œuvre en santé à l’échelle du pays. La fragmentation et le manque de cohérence entre les données ont nui à une planification efficace pour de nombreuses professions de la santé, notamment l’orthophonie et l’audiologie.

En tant que membre actif du Groupe consultatif sur la stratégie en matière de données, OAC a joué un rôle actif dans le développement de cette initiative et s’est assuré que les besoins et les réalités du personnel de santé en communication soient pris en compte tout au long de son élaboration.

L’approche de la stratégie pancanadienne de données sur la main-d’œuvre en santé est étroitement alignée sur les défis et les priorités que les membres d’OAC continuent d’identifier.

L’importance du soutien aux membres dans l’ensemble de la main-d’œuvre

Des données nationales plus solides sur l’offre, la mobilité et la répartition de la main-d’œuvre contribueront à mettre en lumière les pressions auxquelles sont confrontés les professionnels de la santé de la communication dans leur pratique quotidienne. Ces données viennent étayer les efforts de défense des intérêts d’OAC visant à accroître les capacités de formation, à améliorer les mesures de soutien au recrutement et à la rétention, et à élargir les programmes fédéraux qui reconnaissent les contributions essentielles des orthophonistes, des audiologistes et des assistants en santé de la communication.

L’importance d’un meilleur accès aux services d’orthophonie et d’audiologie

Un système de données coordonné permettra d’identifier plus facilement les régions où les délais d’attente sont les plus longs, où les services sont limités ou où l’accès à des équipements sûrs et innovants doit être amélioré de toute urgence. Cela s’inscrit dans le prolongement des efforts continus d’OAC pour garantir que les Canadiens puissent avoir accès aux soins et aux outils de santé de la communication qui permettent à nos membres de fournir des services de haute qualité, fondés sur des données probantes.

L’importance d’améliorer l’accès aux soins de santé en communication dans les communautés autochtones et isolées

La stratégie met l’accent sur une collaboration respectueuse avec les partenaires des communautés autochtones, inuites et métisses, ce qui renforce le travail d’OAC visant à développer des services d’orthophonie et d’audiologie ancrés dans la culture et dirigés par les communautés. L’amélioration des données permettra de mieux planifier les initiatives de santé en communication mobiles, virtuelles et dirigées par les communautés autochtones dans les régions où l’accès à ces services demeure limité.

L’importance de renforcer la prise en charge précoce des troubles de l’audition et de la communication chez les enfants

Des données nationales fiables permettront d’identifier les lacunes persistantes en matière d’intervention précoce, que ce soit dans les structures d’accueil de la petite enfance, les programmes de dépistage ou les services de soutien communautaires. Ces données viennent étayer le plaidoyer d’OAC en faveur de la mise en place de lignes directrices nationales de dépistage et d’intervention précoces des troubles auditifs et d’une intégration renforcée des orthophonistes et des audiologistes dans les environnements d’apprentissage précoce, afin de s’assurer que les enfants bénéficient d’un soutien rapide et adapté.

En améliorant la cohérence, l’accessibilité et l’interopérabilité des données sur la main-d’œuvre à l’échelle du pays, la stratégie pancanadienne de données sur la main-d’œuvre en santé renforce les efforts de défense des intérêts d’OAC à l’échelle nationale et contribue à créer un avenir où les soins de santé en communication seront plus équitables, plus rapides et mieux adaptés aux besoins de tous les Canadiens.

Consultez la stratégie à healthworkforce.ca/fr/resources.

OAC plaide en faveur d’un meilleur accès à la communication dans les normes nationales en matière d’éducation en santé

OAC a le plaisir d’informer ses membres que nous avons officiellement soumis une réponse détaillée à l’Organisation de normes en santé (HSO) concernant l’examen public du projet de norme CAN/HSO 40001:2025 (F) Éducation en santé. Notre soumission, éclairée par l’expertise de membres d’OAC, visait à s’assurer que le point de vue des professionnels de la santé de la communication soit pris en compte dans l’élaboration des critères nationaux en matière d’agrément.

L’un des thèmes centraux soulevés dans les commentaires d’OAC concernait l’importance de faire évoluer la définition de la communication dans la norme. Si le projet met à juste titre l’accent sur « la santé par les personnes », notre soumission soulignait que l’accès véritable à la communication n’est assuré que lorsque les patients et leurs prestataires de soins peuvent prendre part à une interaction bidirectionnelle efficace, plutôt que de n’être que de simples destinataires de l’information. Sans cette interaction, des occasions d’apprentissage et de prestation de soins inclusifs et sûrs risquent d’être manquées.

Dans sa réponse officielle, OAC a proposé plusieurs améliorations importantes au projet de norme :

  • Renforcer l’équité : Nous avons salué l’inclusion d’identités sociales, mais avons recommandé que l’on accorde plus explicitement la priorité aux capacités et à la langue en tant que piliers fondamentaux d’une conception équitable des services.
  • L’accessibilité dans les simulations : Nous avons plaidé pour que les simulations cliniques comportent des stratégies interprofessionnelles impliquant plus particulièrement des clients ayant des troubles de la communication. Nous avons également insisté sur le fait que les exercices de simulation de situations d’urgence doivent prévoir des alertes visuelles et tactiles (comme une signalisation clignotante) afin d’inclure les personnes malentendantes ou malvoyantes.
  • Modalités et droits des apprenants : OAC a demandé que la norme garantisse aux étudiants le droit d’être informés des risques dans la modalité ou la langue de leur choix, et que les plans d’études individualisés (PEI) mentionnent explicitement les mesures de soutien environnementales telles que les systèmes de boucles auditives et le sous-titrage.
  • Compétences essentielles : Nous avons proposé que le « soutien en faveur de l’accès à la communication » et les « stratégies de partenaires de communication » soient reconnus comme des compétences cliniques essentielles, au même titre que les soins tenant compte des traumatismes et la sécurité culturelle.

Notre soumission était étayée par une liste complète de références sur la recherche en matière d’accès à la communication et de consultations avec des experts en la matière. Nous avons rappelé à la HSO que les obstacles à la communication constituent l’un des principaux facteurs à l’origine d’événements indésirables évitables dans le domaine de la santé. En intégrant nos propositions dans la formation des professionnels de la santé, nous pouvons faire en sorte que les futurs prestataires de soins puissent offrir des soins plus sûrs et plus inclusifs.

OAC s’engage à suivre de près l’évolution de la norme CAN/HSO 40001:2025 jusqu’à sa publication officielle. Compte tenu de la crise des ressources humaines dans le secteur de la santé qui persiste à travers le Canada, il est impératif de promouvoir des approches innovantes en matière de prestation des soins de santé afin de répondre aux exigences de la charge de travail dans les milieux cliniques, grâce à une amélioration systématique des normes de soins de santé. En intégrant l’expertise des membres d’OAC dans les normes nationales de soins de santé, nous nous efforçons de réduire les obstacles à l’accès aux soins. OAC continuera d’informer ses membres des répercussions de ces normes sur nos professions et sur les patients que nous servons.

Journée mondiale de l’audition 2026

Environ 90 millions d’enfants âgés de 5 à 19 ans sont atteints de perte auditive.

Cette année, la Journée mondiale de l’audition a pour thème « De la communauté à l’école : des soins auditifs pour chaque enfant » et elle met l’accent sur l’importance d’offrir aux enfants de partout dans le monde des soins auditifs en temps opportun.

Plus de 60 % des cas de perte auditive chez les enfants peuvent être évités grâce à des mesures de santé publique simples et peu coûteuses. Un dépistage et une prise en charge précoces sont essentiels pour prévenir les répercussions à long terme sur le développement, l’éducation et les perspectives d’avenir.

Cette année, l’Organisation mondiale de la Santé lance un appel à l’action pour que les mesures suivantes soient adoptées :

  • Promouvoir le dépistage systématique des troubles auriculaires et auditifs dans le cadre des programmes de santé scolaire;
  • Favoriser les partenariats intersectoriels (par exemple, avec les secteurs de la santé infantile, des soins primaires, de l’éducation, de la santé oculaire);
  • Faire progresser le dépistage précoce, le traitement et les mécanismes d’orientation au sein des plateformes communautaires et scolaires existantes;
  • Donner au personnel enseignant, aux parents, au personnel soignant et aux enfants les moyens d’agir et les soutenir grâce à des supports d’information.

Même si ces priorités visent l’ensemble de la planète, y répondre requiert une action concertée à l’échelle du pays.

OAC aide les audiologistes canadiens à offrir aux enfants de partout au pays des soins de qualité fondés sur des données probantes, dans les communautés comme à l’école. Grâce à des ressources en matière de défense des intérêts et de pratique, nous nous efforçons de renforcer le dépistage et l’intervention précoces.

OAC est membre du Groupe de travail canadien sur l’audition des nourrissons (GTCAN), un groupe national composé de chefs de file et d’experts des questions touchant la détection et l’intervention précoces en matière de troubles auditifs. Nous mettons aussi à la disposition de nos membres des outils, des réseaux professionnels et des ressources leur permettant d’offrir d’excellents soins aux enfants, au sein des communautés et à l’école.

La création de salles de classe propices à l’audition est un autre élément essentiel de ce travail. La Trousse d’outils L’acoustique en salle de classe d’OAC contient des conseils pratiques visant l’amélioration des environnements d’apprentissage pour les élèves sourds ou malentendants, soulignant ainsi que les soins auditifs ne se limitent pas au dépistage, mais s’étendent aux environnements éducatifs au quotidien. Nous encourageons nos membres à partager cette trousse d’outils avec les enseignants et les responsables scolaires.

À l’occasion de cette Journée mondiale de l’audition, nous encourageons nos membres à utiliser la Trousse d’outils de communication pour la Journée mondiale de l’audition (trousse en anglais avec des liens aux ressources en français) afin de sensibiliser leur communauté à cette cause.

Apprenez-en plus au sujet de la Journée mondiale de l’audition de l’Organisation mondiale de la Santé.

OAC salue l’engagement fédéral de 1,55 milliard de dollars en faveur du principe de Jordan et réaffirme la nécessité d’un accès équitable aux soins dans les collectivités autochtones et éloignées

Orthophonie et Audiologie Canada (OAC) a le plaisir d’annoncer une nouvelle encourageante pour les enfants des Premières Nations, leurs familles et les professionnels qui les soutiennent. Le gouvernement du Canada a annoncé un nouveau financement de 1,55 milliard de dollars pour le principe de Jordan, en vue de garantir un accès continu aux services essentiels en matière de santé, de services sociaux et d’éducation au cours de l’année à venir.

Selon Radio-Canada, cet investissement renouvelé fait suite à d’importantes préoccupations concernant la stabilité à long terme du programme. La ministre des Services aux Autochtones, Mandy Gull-Masty, a souligné que cet engagement vise à réduire l’incertitude et à faire en sorte que le principe de Jordan « demeure prévisible, concret et fondé sur l’équité et le respect ».

Cette extension assure certes une stabilité importante à court terme au programme, mais le financement seul ne résout pas les difficultés persistantes liées à sa mise en œuvre. Des changements politiques demeurent nécessaires pour remédier aux retards administratifs, aux arriérés de remboursement et aux disparités régionales dans la mise en œuvre.

Alors que le Canada investit dans de nouvelles infrastructures de prestation de services, notamment dans des programmes soutenus par le principe de Jordan, OAC continue d’exhorter les décideurs politiques à concevoir des systèmes qui accordent la priorité à la connexion, à la sécurité et à l’accessibilité. Concrètement, cette démarche implique de consulter des orthophonistes, des audiologistes et des aides en santé de la communication afin de s’assurer que les environnements sont adaptés aux personnes qui ne peuvent pas entendre, parler ou déglutir efficacement.

Dans les collectivités autochtones et éloignées, il demeure crucial d’améliorer l’accès aux services de santé de la communication. Les orthophonistes, les audiologistes et les aides en santé de la communication contribuent à répondre aux besoins essentiels en matière de santé et d’éducation, tout en soutenant aussi la revitalisation des langues et la préservation des traditions autochtones en matière de communication. Cependant, des écarts d’accès persistent en raison de la géographie, de la pénurie de main-d’œuvre et de la connectivité inégale.

Le financement du principe de Jordan soutient bon nombre des services fournis par nos membres, tant en personne que par l’intermédiaire de soins virtuels. À mesure que les gouvernements modernisent les infrastructures de santé, il est essentiel de mettre en place des parcours de soins virtuels solides afin de s’assurer que les enfants des Premières Nations puissent bénéficier de services rapides et adaptés à leur culture, quel que soit leur lieu de résidence. Ce nouveau financement fédéral constitue une avancée importante et OAC continuera de plaider en faveur de systèmes inclusifs et bien conçus qui répondent aux besoins de tous les enfants des Premières Nations.

OAC continue d’œuvrer pour :

  • promouvoir un accès équitable aux services de santé de la communication pour les collectivités autochtones et éloignées;
  • faire progresser l’infrastructure de soins virtuels développée en partenariat avec les professionnels de la santé de la communication;
  • soutenir les membres qui fournissent des services essentiels financés par le principe de Jordan.

Nous continuerons à suivre l’évolution de la situation, à communiquer les dernières informations et à collaborer avec les décideurs politiques afin de combler les lacunes qui existent depuis longtemps en matière d’accès aux soins. Si vous avez des questions concernant les répercussions potentielles de cette annonce sur votre pratique ou les familles que vous servez, veuillez communiquer avec nous à l’adresse advocacy@sac-oac.ca.

L’organisme de réglementation du Québec fait pression pour élargir le champ de compétence des audiologistes : une initiative qui s’inscrit dans le cadre des appels nationaux en faveur d’un meilleur accès aux soins auditifs

L’OOAQ demande que le Québec mette à jour le Code des professions afin de permettre aux audiologistes de vendre et d’ajuster des appareils auditifs, une activité actuellement réservée aux audioprothésistes. Dans son mémoire présenté aux parlementaires, l’OOAQ a exposé trois motivations principales à l’origine de cette demande :

  • permettre aux professionnels qualifiés d’exercer pleinement leur profession dans les limites de leur champ de compétence autorisé;
  • harmoniser les activités autorisées pour les audiologistes au Québec avec celles autorisées ailleurs au Canada afin de favoriser la mobilité de la main-d’œuvre;
  • améliorer l’accès aux appareils auditifs tout en renforçant la continuité des soins.

Le Québec reste le seul territoire de compétence en Amérique du Nord où les audiologistes ne peuvent pas distribuer d’appareils auditifs. L’OOAQ souligne également que le fait de compter uniquement sur environ 550 audioprothésistes pour répondre aux besoins d’une population vieillissante est insuffisant pour faire face à la demande croissante.

Un tournant pour les soins auditifs au Québec?

La proposition de l’OOAQ, présentée dans le cadre des consultations sur le projet de loi 15 du Québec, vise à moderniser plusieurs cadres professionnels dans le domaine de la santé et pourrait représenter un changement important dans la prestation des soins auditifs dans la province. Sa recommandation reflète le mouvement plus large au Canada réclamant un meilleur accès, une réglementation modernisée et des services de santé auditive durables. Lire la suite ici.

Pourquoi est-ce important à l’échelle nationale

Le travail continu d’OAC auprès du fédéral en matière de défense des intérêts a permis de mettre en lumière des préoccupations similaires dans tout le Canada.

Accessibilité et abordabilité

Le débat au Québec souligne le besoin urgent d’un accès équitable aux soins auditifs. L’augmentation des coûts des services, la couverture publique limitée et les restrictions provinciales sur le rôle des fournisseurs continuent de créer des obstacles, en particulier pour les personnes âgées et les Canadiens à faible revenu. Ce point cadre avec les recommandations présentées par OAC au gouvernement fédéral, qui préconisent :

  • une meilleure accessibilité financière aux services auditifs;
  • une réduction des délais d’attente, en particulier pour les communautés rurales, éloignées et en quête d’équité;
  • une approche nationale de la santé auditive fondée sur la prévention, le dépistage précoce et l’intervention rapide.
Ressources humaines en santé (RHS)

La position de l’OOAQ souligne comment la modernisation de la réglementation peut contribuer à répondre aux pressions exercées sur les RHS en permettant aux audiologistes d’exercer pleinement leur profession. Cette position reflète les demandes d’OAC à l’échelon national pour :

  • renforcer la main-d’œuvre canadienne dans le domaine des soins auditifs;
  • supprimer les obstacles législatifs obsolètes;
  • assurer une utilisation optimale des compétences professionnelles dans toutes les disciplines.

Alors que les discussions se poursuivent au Québec, OAC continuera de plaider auprès du gouvernement fédéral en faveur d’un paysage national complet, accessible et équitable en matière de santé auditive, qui soutient la population canadienne dans toutes les provinces et tous les territoires.

Défense des intérêts en action : clarification de l’utilisation du terme « autorisé» en Saskatchewan

Le 13 janvier 2026, OAC a communiqué avec Christine Schachtel-Hine, administratrice des permis d’exercice au ministère de la Santé de la Saskatchewan, afin d’obtenir des précisions sur l’utilisation du terme «autorisé» par les audioprothésistes dans leurs annonces et leurs publicités. OAC a fait remarquer que le public comprend généralement que l’agrément ou l’inscription signifie être officiellement enregistré auprès d’un organisme de réglementation dans le cadre d’un processus d’octroi de permis. En Saskatchewan, les audiologistes doivent détenir un permis d’exercice annuel et être inscrits auprès du CSASK, tandis que les audioprothésistes ne sont pas tenus de détenir un permis d’exercice ou d’être inscrits auprès d’un organisme de réglementation pour exercer leur profession. Malgré cette différence réglementaire claire entre les fournisseurs de soins auditifs, la Saskatchewan considère que les audiologistes et les audioprothésistes sont « autorisé » auprès de la province pour distribuer des appareils auditifs.

OAC a respectueusement demandé que les audioprothésistes de la Saskatchewan n’utilisent pas le terme « autorisé » tant qu’un cadre réglementaire provincial n’aura pas été établi. Cette clarification favorise la transparence et aide les personnes à prendre une décision éclairée lorsqu’elles doivent choisir entre une consultation chez un audiologiste ou un audioprothésiste en fonction de leurs besoins.

Le ministère de la Santé a accusé réception de la correspondance d’OAC et examinera la question avec les responsables concernés.