Éléments importants du budget provincial 2026-2027 de la Saskatchewan

Le ministre des Finances de la Saskatchewan a présenté le budget de la province le 18 mars 2026. Le budget prévoit un déficit de 1,2 milliard de dollars pour l’exercice 2025-2026 et prévoit des déficits de 819 millions de dollars pour l’exercice 2026-2027 et de 608 millions de dollars pour l’exercice 2027-2028.

Vous trouverez ci-dessous quelques-uns des éléments les plus importants pour nos membres.

Modifications fiscales

Aucune modification n’a été annoncée concernant les taux d’imposition des particuliers ou des sociétés. Par conséquent, nos membres ne devraient pas constater de changement immédiat dans leur salaire net ni dans la planification fiscale de leur cabinet incorporé en 2026-2027.

Santé

La Saskatchewan a annoncé un investissement record de 8,5 milliards de dollars dans la santé afin d’améliorer l’accès aux soins dans toute la province. Cette somme comprend environ 5,15 milliards de dollars destinés à la Saskatchewan Health Authority, ce qui représente une augmentation d’environ 5 % visant à protéger et à améliorer l’accès aux soins de première ligne, aux soins hospitaliers, à la chirurgie et au service de diagnostic.​

Ce financement permettra de développer les services de santé mentale et de lutte contre les dépendances, de renforcer les soins de première ligne et les soins d’urgence, et de moderniser les installations et les technologies. Pour les orthophonistes, les audiologistes et les assistants en santé de la communication, cela pourrait se traduire par des rôles nouveaux ou redéfinis au sein des équipes de soins de première ligne, des services d’urgence et de soins intensifs, ainsi que des programmes de santé mentale et de lutte contre les dépendances, à mesure que le gouvernement met en œuvre les objectifs d’accès de sa stratégie « Patients First ».

Le gouvernement de la Saskatchewan a également annoncé récemment le plan de soins de santé « Patients First ». Ce plan comprend notamment les priorités suivantes :

  • élargir l’accès aux soins;
  • améliorer le recrutement, la fidélisation et la formation;
  • moderniser la prestation des soins et le champ d’exercice;
  • améliorer la sécurité et la qualité des soins; et
  • améliorer les installations et les équipements.

Dans le cadre de la modernisation de la prestation des soins et du champ d’exercice, le plan indique explicitement que les prochaines étapes consistent à « cerner de nouvelles possibilités pour élargir les rôles des infirmières praticiennes et des professionnels paramédicaux, y compris les ergothérapeutes, les physiothérapeutes et les orthophonistes, à l’échelle de la province », ce qui ouvre la voie à une plus grande présence de l’orthophonie et de l’audiologie dans les cliniques communautaires, les soins de première ligne et les modèles de soins virtuels.

Le gouvernement de la Saskatchewan prévoit également d’augmenter considérablement le nombre d’infirmières praticiennes et d’autres prestataires de soins de première ligne, avec l’objectif déclaré que « chaque résident dispose d’un prestataire de soins de première ligne d’ici la fin de 2028 », ce qui pourrait influencer la conception des équipes interprofessionnelles de soins de première ligne et soulever des questions quant à la place des services de communication et de dysphagie dans ces modèles.

Éducation

Le gouvernement investira 3,6 milliards de dollars dans l’éducation de la maternelle à la 12e année, l’apprentissage précoce, les services de garde d’enfants et les bibliothèques. Cela inclut le maintien du soutien aux services de garde à 10 dollars par jour et la création de places supplémentaires en service de garde, ce qui pourrait accroître encore la demande de services d’orthophonie et d’audiologie pour la petite enfance dans des systèmes préscolaires et scolaires déjà sous pression.​​

Enfin, un engagement de 9,9 milliards de dollars a été annoncé pour soutenir la mise en œuvre des programmes postsecondaires de thérapie respiratoire, d’ergothérapie et d’orthophonie qui débuteront cet automne, selon un communiqué de presse provincial. Cet engagement vise à soutenir le recrutement, la rétention et la formation, dans le cadre de l’initiative « Patient First », ce qui représente une étape importante pour développer le bassin provincial d’orthophonistes et d’autres professionnels paramédicaux. Des informations supplémentaires sur les stages cliniques, le financement à long terme, ainsi que les ressources et le soutien destinés aux formateurs cliniques seront essentielles pour nos professions.

L’importance de la stratégie pancanadienne de données pour les membres d’OAC

Effectif de la santé Canada a publié la stratégie pancanadienne de données sur la main-d’œuvre en santé, une initiative nationale visant à combler les lacunes de longue date dans la collecte et le partage des données sur la main-d’œuvre en santé à l’échelle du pays. La fragmentation et le manque de cohérence entre les données ont nui à une planification efficace pour de nombreuses professions de la santé, notamment l’orthophonie et l’audiologie.

En tant que membre actif du Groupe consultatif sur la stratégie en matière de données, OAC a joué un rôle actif dans le développement de cette initiative et s’est assuré que les besoins et les réalités du personnel de santé en communication soient pris en compte tout au long de son élaboration.

L’approche de la stratégie pancanadienne de données sur la main-d’œuvre en santé est étroitement alignée sur les défis et les priorités que les membres d’OAC continuent d’identifier.

L’importance du soutien aux membres dans l’ensemble de la main-d’œuvre

Des données nationales plus solides sur l’offre, la mobilité et la répartition de la main-d’œuvre contribueront à mettre en lumière les pressions auxquelles sont confrontés les professionnels de la santé de la communication dans leur pratique quotidienne. Ces données viennent étayer les efforts de défense des intérêts d’OAC visant à accroître les capacités de formation, à améliorer les mesures de soutien au recrutement et à la rétention, et à élargir les programmes fédéraux qui reconnaissent les contributions essentielles des orthophonistes, des audiologistes et des assistants en santé de la communication.

L’importance d’un meilleur accès aux services d’orthophonie et d’audiologie

Un système de données coordonné permettra d’identifier plus facilement les régions où les délais d’attente sont les plus longs, où les services sont limités ou où l’accès à des équipements sûrs et innovants doit être amélioré de toute urgence. Cela s’inscrit dans le prolongement des efforts continus d’OAC pour garantir que les Canadiens puissent avoir accès aux soins et aux outils de santé de la communication qui permettent à nos membres de fournir des services de haute qualité, fondés sur des données probantes.

L’importance d’améliorer l’accès aux soins de santé en communication dans les communautés autochtones et isolées

La stratégie met l’accent sur une collaboration respectueuse avec les partenaires des communautés autochtones, inuites et métisses, ce qui renforce le travail d’OAC visant à développer des services d’orthophonie et d’audiologie ancrés dans la culture et dirigés par les communautés. L’amélioration des données permettra de mieux planifier les initiatives de santé en communication mobiles, virtuelles et dirigées par les communautés autochtones dans les régions où l’accès à ces services demeure limité.

L’importance de renforcer la prise en charge précoce des troubles de l’audition et de la communication chez les enfants

Des données nationales fiables permettront d’identifier les lacunes persistantes en matière d’intervention précoce, que ce soit dans les structures d’accueil de la petite enfance, les programmes de dépistage ou les services de soutien communautaires. Ces données viennent étayer le plaidoyer d’OAC en faveur de la mise en place de lignes directrices nationales de dépistage et d’intervention précoces des troubles auditifs et d’une intégration renforcée des orthophonistes et des audiologistes dans les environnements d’apprentissage précoce, afin de s’assurer que les enfants bénéficient d’un soutien rapide et adapté.

En améliorant la cohérence, l’accessibilité et l’interopérabilité des données sur la main-d’œuvre à l’échelle du pays, la stratégie pancanadienne de données sur la main-d’œuvre en santé renforce les efforts de défense des intérêts d’OAC à l’échelle nationale et contribue à créer un avenir où les soins de santé en communication seront plus équitables, plus rapides et mieux adaptés aux besoins de tous les Canadiens.

Consultez la stratégie à healthworkforce.ca/fr/resources.

OAC plaide en faveur d’un meilleur accès à la communication dans les normes nationales en matière d’éducation en santé

OAC a le plaisir d’informer ses membres que nous avons officiellement soumis une réponse détaillée à l’Organisation de normes en santé (HSO) concernant l’examen public du projet de norme CAN/HSO 40001:2025 (F) Éducation en santé. Notre soumission, éclairée par l’expertise de membres d’OAC, visait à s’assurer que le point de vue des professionnels de la santé de la communication soit pris en compte dans l’élaboration des critères nationaux en matière d’agrément.

L’un des thèmes centraux soulevés dans les commentaires d’OAC concernait l’importance de faire évoluer la définition de la communication dans la norme. Si le projet met à juste titre l’accent sur « la santé par les personnes », notre soumission soulignait que l’accès véritable à la communication n’est assuré que lorsque les patients et leurs prestataires de soins peuvent prendre part à une interaction bidirectionnelle efficace, plutôt que de n’être que de simples destinataires de l’information. Sans cette interaction, des occasions d’apprentissage et de prestation de soins inclusifs et sûrs risquent d’être manquées.

Dans sa réponse officielle, OAC a proposé plusieurs améliorations importantes au projet de norme :

  • Renforcer l’équité : Nous avons salué l’inclusion d’identités sociales, mais avons recommandé que l’on accorde plus explicitement la priorité aux capacités et à la langue en tant que piliers fondamentaux d’une conception équitable des services.
  • L’accessibilité dans les simulations : Nous avons plaidé pour que les simulations cliniques comportent des stratégies interprofessionnelles impliquant plus particulièrement des clients ayant des troubles de la communication. Nous avons également insisté sur le fait que les exercices de simulation de situations d’urgence doivent prévoir des alertes visuelles et tactiles (comme une signalisation clignotante) afin d’inclure les personnes malentendantes ou malvoyantes.
  • Modalités et droits des apprenants : OAC a demandé que la norme garantisse aux étudiants le droit d’être informés des risques dans la modalité ou la langue de leur choix, et que les plans d’études individualisés (PEI) mentionnent explicitement les mesures de soutien environnementales telles que les systèmes de boucles auditives et le sous-titrage.
  • Compétences essentielles : Nous avons proposé que le « soutien en faveur de l’accès à la communication » et les « stratégies de partenaires de communication » soient reconnus comme des compétences cliniques essentielles, au même titre que les soins tenant compte des traumatismes et la sécurité culturelle.

Notre soumission était étayée par une liste complète de références sur la recherche en matière d’accès à la communication et de consultations avec des experts en la matière. Nous avons rappelé à la HSO que les obstacles à la communication constituent l’un des principaux facteurs à l’origine d’événements indésirables évitables dans le domaine de la santé. En intégrant nos propositions dans la formation des professionnels de la santé, nous pouvons faire en sorte que les futurs prestataires de soins puissent offrir des soins plus sûrs et plus inclusifs.

OAC s’engage à suivre de près l’évolution de la norme CAN/HSO 40001:2025 jusqu’à sa publication officielle. Compte tenu de la crise des ressources humaines dans le secteur de la santé qui persiste à travers le Canada, il est impératif de promouvoir des approches innovantes en matière de prestation des soins de santé afin de répondre aux exigences de la charge de travail dans les milieux cliniques, grâce à une amélioration systématique des normes de soins de santé. En intégrant l’expertise des membres d’OAC dans les normes nationales de soins de santé, nous nous efforçons de réduire les obstacles à l’accès aux soins. OAC continuera d’informer ses membres des répercussions de ces normes sur nos professions et sur les patients que nous servons.

OAC salue l’engagement fédéral de 1,55 milliard de dollars en faveur du principe de Jordan et réaffirme la nécessité d’un accès équitable aux soins dans les collectivités autochtones et éloignées

Orthophonie et Audiologie Canada (OAC) a le plaisir d’annoncer une nouvelle encourageante pour les enfants des Premières Nations, leurs familles et les professionnels qui les soutiennent. Le gouvernement du Canada a annoncé un nouveau financement de 1,55 milliard de dollars pour le principe de Jordan, en vue de garantir un accès continu aux services essentiels en matière de santé, de services sociaux et d’éducation au cours de l’année à venir.

Selon Radio-Canada, cet investissement renouvelé fait suite à d’importantes préoccupations concernant la stabilité à long terme du programme. La ministre des Services aux Autochtones, Mandy Gull-Masty, a souligné que cet engagement vise à réduire l’incertitude et à faire en sorte que le principe de Jordan « demeure prévisible, concret et fondé sur l’équité et le respect ».

Cette extension assure certes une stabilité importante à court terme au programme, mais le financement seul ne résout pas les difficultés persistantes liées à sa mise en œuvre. Des changements politiques demeurent nécessaires pour remédier aux retards administratifs, aux arriérés de remboursement et aux disparités régionales dans la mise en œuvre.

Alors que le Canada investit dans de nouvelles infrastructures de prestation de services, notamment dans des programmes soutenus par le principe de Jordan, OAC continue d’exhorter les décideurs politiques à concevoir des systèmes qui accordent la priorité à la connexion, à la sécurité et à l’accessibilité. Concrètement, cette démarche implique de consulter des orthophonistes, des audiologistes et des aides en santé de la communication afin de s’assurer que les environnements sont adaptés aux personnes qui ne peuvent pas entendre, parler ou déglutir efficacement.

Dans les collectivités autochtones et éloignées, il demeure crucial d’améliorer l’accès aux services de santé de la communication. Les orthophonistes, les audiologistes et les aides en santé de la communication contribuent à répondre aux besoins essentiels en matière de santé et d’éducation, tout en soutenant aussi la revitalisation des langues et la préservation des traditions autochtones en matière de communication. Cependant, des écarts d’accès persistent en raison de la géographie, de la pénurie de main-d’œuvre et de la connectivité inégale.

Le financement du principe de Jordan soutient bon nombre des services fournis par nos membres, tant en personne que par l’intermédiaire de soins virtuels. À mesure que les gouvernements modernisent les infrastructures de santé, il est essentiel de mettre en place des parcours de soins virtuels solides afin de s’assurer que les enfants des Premières Nations puissent bénéficier de services rapides et adaptés à leur culture, quel que soit leur lieu de résidence. Ce nouveau financement fédéral constitue une avancée importante et OAC continuera de plaider en faveur de systèmes inclusifs et bien conçus qui répondent aux besoins de tous les enfants des Premières Nations.

OAC continue d’œuvrer pour :

  • promouvoir un accès équitable aux services de santé de la communication pour les collectivités autochtones et éloignées;
  • faire progresser l’infrastructure de soins virtuels développée en partenariat avec les professionnels de la santé de la communication;
  • soutenir les membres qui fournissent des services essentiels financés par le principe de Jordan.

Nous continuerons à suivre l’évolution de la situation, à communiquer les dernières informations et à collaborer avec les décideurs politiques afin de combler les lacunes qui existent depuis longtemps en matière d’accès aux soins. Si vous avez des questions concernant les répercussions potentielles de cette annonce sur votre pratique ou les familles que vous servez, veuillez communiquer avec nous à l’adresse advocacy@sac-oac.ca.

Défense des intérêts en action : clarification de l’utilisation du terme « autorisé» en Saskatchewan

Le 13 janvier 2026, OAC a communiqué avec Christine Schachtel-Hine, administratrice des permis d’exercice au ministère de la Santé de la Saskatchewan, afin d’obtenir des précisions sur l’utilisation du terme «autorisé» par les audioprothésistes dans leurs annonces et leurs publicités. OAC a fait remarquer que le public comprend généralement que l’agrément ou l’inscription signifie être officiellement enregistré auprès d’un organisme de réglementation dans le cadre d’un processus d’octroi de permis. En Saskatchewan, les audiologistes doivent détenir un permis d’exercice annuel et être inscrits auprès du CSASK, tandis que les audioprothésistes ne sont pas tenus de détenir un permis d’exercice ou d’être inscrits auprès d’un organisme de réglementation pour exercer leur profession. Malgré cette différence réglementaire claire entre les fournisseurs de soins auditifs, la Saskatchewan considère que les audiologistes et les audioprothésistes sont « autorisé » auprès de la province pour distribuer des appareils auditifs.

OAC a respectueusement demandé que les audioprothésistes de la Saskatchewan n’utilisent pas le terme « autorisé » tant qu’un cadre réglementaire provincial n’aura pas été établi. Cette clarification favorise la transparence et aide les personnes à prendre une décision éclairée lorsqu’elles doivent choisir entre une consultation chez un audiologiste ou un audioprothésiste en fonction de leurs besoins.

Le ministère de la Santé a accusé réception de la correspondance d’OAC et examinera la question avec les responsables concernés.

Le Sénat adopte la motion relative à la Journée de l’ourson témoin

Orthophonie et Audiologie Canada (OAC) se réjouit de l’adoption récente par le Sénat d’une motion visant à reconnaître officiellement le 10 mai de chaque année comme la Journée de l’ourson témoin. Cette journée nationale d’action rend hommage à l’héritage de Jordan River Anderson et de sa famille, tout en réaffirmant l’obligation légale du gouvernement fédéral de mettre pleinement en œuvre le principe de Jordan.

Présentée par le sénateur Brian Francis, la motion souligne les obstacles auxquels les enfants et les familles des Premières Nations continuent de se heurter pour accéder aux services essentiels en matière de santé, de services sociaux et d’éducation en raison de conflits de compétence et de délais administratifs. Au cours du débat au Sénat, l’histoire de Jordan River Anderson a été racontée, soulignant les échecs systémiques qui continuent d’avoir des conséquences réelles et persistantes pour les enfants et leurs familles.
L’adoption de la Journée de l’ourson témoin représente une étape importante vers un engagement renouvelé en matière de responsabilisation et de sensibilisation du public. Elle renforce le principe de Jordan, qui vise à garantir que les enfants des Premières Nations reçoivent les services dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin, sans délai ni déni de service.
Cette motion s’inscrit directement dans le cadre des efforts continus d’OAC en matière de défense des intérêts. Les services de santé de la communication sont des services de santé essentiels, et non pas facultatifs, et les délais ou les dénis dans l’accès à ces services peuvent avoir des conséquences à vie pour le développement, l’éducation et le bien-être des enfants. OAC a régulièrement fait part de ses préoccupations concernant les obstacles administratifs liés au principe de Jordan qui affectent de manière disproportionnée l’accès des enfants des Premières Nations aux services de santé de la communication. La reconnaissance de la Journée de l’ourson témoin constitue une avancée positive pour mettre en lumière ces enjeux systémiques et la nécessité cruciale d’agir rapidement.

OAC remercie le sénateur Francis ainsi que tous les sénateurs et toutes les sénatrices qui ont appuyé cette motion de leur leadership dans l’affirmation que le principe de Jordan n’est pas un programme discrétionnaire, mais une obligation légale et une obligation en matière de droits de la personne.

Projet de loi S-5 : Modernisation des données sur la santé pour les professionnels de la santé de la communication

Le gouvernement fédéral a présenté le projet de loi S-5, Loi visant un système de soins de santé connecté au Canada. Actuellement aux premières étapes de son examen au Sénat, ce projet de loi vise à normaliser le partage des renseignements sur la santé au Canada. Pour les orthophonistes, les audiologistes et les aides en santé de la communication, ce projet de loi représente une avancée significative vers un système de santé plus intégré.

Le projet de loi S-5 met l’accent sur l’interopérabilité, soit la capacité des différents systèmes de dossiers médicaux électroniques (DME) à « communiquer » entre eux. Ce projet de loi exigerait des fournisseurs de TI qu’ils adoptent des normes communes et interdirait le « blocage de données », garantissant ainsi que les renseignements sur les patients suivent les patients plutôt que d’être confinés à un logiciel ou à un système clinique spécifique.

Les professionnels de la santé de la communication ont besoin d’un accès rapide aux données pour fournir des soins sûrs et efficaces. Cependant, de nombreux professionnels de la santé, en particulier ceux qui exercent en pratique privée ou en milieu communautaire, rencontrent des obstacles importants pour accéder aux dossiers médicaux provinciaux ou territoriaux ou y contribuer.

S’il est adopté, le projet de loi S-5 pourrait résoudre plusieurs problèmes de longue date :

  • Collaboration harmonieuse au sein des équipes : L’interopérabilité des DME permettrait aux orthophonistes, aux audiologistes et aux aides en santé de la communication de s’intégrer pleinement aux équipes interprofessionnelles, réduisant ainsi le besoin de procéder à des évaluations en double et de saisir manuellement les données.
  • Transitions plus fluides entre les soins : À mesure que les clients progressent dans le continuum de soins, la normalisation des données permettrait de s’assurer que les cliniciens ont facilement accès aux antécédents, aux notes de contact, aux résultats des tests et aux plans de soins pertinents.
  • Réduction de la charge administrative : En réduisant leur dépendance au papier et au télécopieur, les cliniciens pourraient consacrer moins de temps à la recherche de dossiers et plus de temps aux soins directs aux patients.
  • Visibilité professionnelle : Lorsque les services de santé de la communication sont visibles dans les dossiers numériques partagés, la valeur des professionnels de la santé de la communication au sein du système de santé dans son ensemble est plus clairement mise en évidence.

OAC suit de près les progrès du projet de loi S-5 au Sénat. Nous continuerons de plaider en faveur d’une inclusion significative des professionnels de la santé de la communication dans le paysage de la santé numérique au Canada.

Changement apporté au Programme fédéral de santé intérimaire : Introduction de copaiements pour les patients

À partir du 1er mai 2026, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) instaurera une nouvelle structure de copaiements pour le Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI). Ce changement, initialement présenté dans le Budget 2025, introduit un modèle de partage des coûts pour les prestations de santé supplémentaires, tout en maintenant une couverture complète pour les services médicaux de base.

Vous pouvez lire l’annonce originale ici.

En vertu de la nouvelle politique, les bénéficiaires devront payer un copaiement de 30 % pour les services supplémentaires directement à leur fournisseur de soins au point de service. Cela comprend notamment les évaluations audiologiques, les services d’orthophonie et l’achat d’appareils et accessoires fonctionnels tels que des appareils auditifs. De plus, des frais fixes de 4 $ s’appliqueront à chaque médicament sur ordonnance admissible délivré ou renouvelé dans le cadre du programme.

Les soins de santé de base, comme les visites chez le médecin ou les soins hospitaliers, ne seront pas touchés et continueront d’être entièrement couverts sans copaiement.

Pour les membres d’OAC, ces changements entraînent de nouvelles responsabilités cliniques et administratives. Les fournisseurs doivent désormais calculer et percevoir le copaiement de 30 % du patient à l’aide du tableau des avantages du PFSI, tout en continuant à facturer les 70 % restants à la Croix Bleue Medavie.

Les membres doivent savoir que certains groupes, notamment les enfants de moins de 14 ans et les personnes identifiées comme médicalement vulnérables, pourraient être exemptés de ces copaiements. OAC encourage ses membres à vérifier les exemptions applicables à certains patients sur le portail des fournisseurs de la Croix Bleue Medavie avant de fournir les services.

Les exigences administratives pour les fournisseurs comprennent notamment les suivantes :

  • Mettre à jour les listes de cliniques dans l’outil de recherche de fournisseurs du PFSI afin d’assurer une bonne visibilité auprès des patients.
  • Fournir des reçus détaillés pour tous les copaiements perçus, car les patients en ont besoin pour leurs dossiers personnels et pour leur éventuel transfert vers les régimes d’assurance-maladie provinciaux.
  • Communiquer de manière transparente avec les clients à propos des obstacles financiers potentiels aux soins, en particulier pour les articles coûteux comme les appareils auditifs.

En tant que porte-parole national des orthophonistes, des audiologistes et des aides en santé de la communication, OAC s’engage à veiller à ce que l’élaboration des politiques favorise un accès sûr et équitable aux soins de communication pour toute la population canadienne. Ce changement apporté au PFSI survient à un moment où l’accès aux services de santé de la communication est déjà mis à mal par la pénurie de main-d’œuvre, les ressources limitées et les longs délais d’attente. OAC poursuit ses efforts de sensibilisation afin de garantir que les obstacles financiers ne retardent pas les interventions essentielles en matière de communication et d’audition.

Ces efforts s’inscrivent dans le cadre des priorités générales d’OAC : promouvoir un accès équitable, préconiser des modèles de soins adaptés à la culture et axés sur la communauté, et renforcer la main-d’œuvre canadienne dans le domaine de la santé de la communication. Les membres peuvent trouver plus de détails concernant les tableaux des avantages mis à jour, les instructions de facturation et une trousse d’information à l’intention des parties prenantes sur le site Web de l’IRCC et le portail des fournisseurs de la Croix Bleue Medavie.

Rapport d’étape après un an du plan d’action sur les soins primaires en Ontario

Orthophonie et Audiologie Canada (OAC) accueille favorablement le rapport d’étape après un an du Plan d’action de l’Ontario pour les soins primaires. Nous sommes encouragés par la volonté de la province d’élargir considérablement les équipes interprofessionnelles de soins primaires dans l’ensemble de l’Ontario d’ici 2029.

La province poursuivant sur cette lancée, OAC continue néanmoins de promouvoir le rôle essentiel que jouent les orthophonistes et les audiologistes au sein de ces équipes en pleine expansion. L’intégration de la santé de la communication dans les soins primaires est essentielle pour réduire la pression sur l’ensemble du système tout en améliorant les résultats pour les patients. Grâce à des évaluations et des traitements professionnels offerts directement dans leur communauté, les patients peuvent bénéficier d’une intervention plus précoce, d’un accès plus rapide aux soins et d’une dépendance moindre à l’égard des services spécialisés déjà surchargés.

OAC continuera à œuvrer pour la reconnaissance des orthophonistes et des audiologistes en tant que pilier permanent et essentiel du système de santé de l’Ontario.

Pour en savoir plus sur l’intégration des orthophonistes et des audiologistes dans les équipes de soins primaires, consultez la trousse d’outils sur les soins primaires en équipe d’OAC.