Projet de loi 2 de l’Ontario : Changements à la mobilité de la main-d’œuvre pour les professions réglementées

Avec la récente sanction royale du projet de loi 2, Loi de 2025 pour protéger l’Ontario en favorisant le libre-échange au Canada, un processus de certification « de plein droit » simplifié entrera en vigueur le 1er janvier 2026. Dans ce cadre, les professionnels certifiés provenant d’autres provinces et territoires canadiens pourront commencer à travailler en Ontario dans les 10 jours ouvrables suivant l’examen de leurs titres de compétences. Ce changement devrait réduire considérablement les délais et les obstacles administratifs qui retardaient auparavant l’inscription, ce qui permettra aux professionnels qualifiés de rejoindre plus rapidement le marché du travail ontarien.

Bien que cette annonce concerne principalement les professions non médicales, OAC suit de près l’évolution de la situation pour les professions médicales réglementées, notamment les orthophonistes et les audiologistes. Actuellement, l’inscription des professionnels de la santé formés dans d’autres provinces ou territoires peut prendre plusieurs mois. Les futures initiatives en matière de mobilité de la main-d’œuvre devraient simplifier l’admission à la pratique, favoriser la souplesse de la main-d’œuvre et améliorer l’accès aux services essentiels.

OAC appuie les mesures qui favorisent la mobilité de la main-d’œuvre et remédient à la pénurie de ressources humaines en santé, en particulier dans les communautés mal desservies. Une plus grande mobilité contribuera également à faciliter l’accès en temps opportun aux services essentiels de santé liés à la parole, au langage et à l’audition.

Nous avons déjà soumis des recommandations au ministère de la Santé de l’Ontario dans le cadre de sa consultation sur la réduction des obstacles à l’exercice de la profession et l’amélioration de la mobilité de la main-d’œuvre pour les professionnels de la santé réglementés inscrits dans d’autres provinces ou territoires. Nous avons également fait part au gouvernement fédéral de notre avis sur la loi proposée concernant le commerce interprovincial des biens et des services, en insistant plus particulièrement sur les répercussions pour le personnel de la santé.

OAC continuera de suivre l’évolution de la situation et tiendra ses membres informés à mesure que des politiques et des règlements seront adoptés pour faciliter la mise en œuvre des professions de la santé dans ce cadre.

Propositions d’OAC-Ontario sur le champ d’exercice – Lettre aux membres

OAC a présenté au ministère de la Santé de l’Ontario des propositions recommandant des modifications importantes au champ d’exercice des orthophonistes et des audiologistes. Ces recommandations s’appuient sur les travaux antérieurs de l’AOOA et reflètent les priorités identifiées par les membres de l’Ontario.

Afin de tenir nos membres pleinement informés, nous vous transmettons les lettres adressées aux orthophonistes et aux audiologistes de l’Ontario, décrivant les changements proposés et leur incidence potentielle.

Lisez notre lettre aux membres orthophonistes ici.

Lisez notre lettre aux membres audiologistes ici.

L’Alberta lance un nouveau programme de bourses pour les éducatrices et les éducateurs de la petite enfance

L’Alberta a lancé un nouveau programme de bourses de 3,3 millions de dollars afin de favoriser la croissance de la main-d’œuvre dans le secteur de l’éducation de la petite enfance dans la province. Ce nouveau programme accordera jusqu’à 300 bourses uniques de 10 000 dollars à des étudiantes et étudiants admissibles au cours des trois prochaines années. La bourse est destinée à couvrir les frais de scolarité, le coût des manuels et les frais de subsistance des étudiantes et étudiants inscrits à un programme reconnu menant à un certificat en éducation de la petite enfance, offert dans l’un des 20 établissements postsecondaires participants de la province.

Dans l’annonce provinciale, l’honorable Demetrios Nicolaides, ministre de l’Éducation et de la Garde d’enfants de l’Alberta, a déclaré que l’investissement répond directement à la nécessité de disposer d’une main-d’œuvre qualifiée pour offrir des services de garde de grande qualité aux familles. Ce programme fait suite à cinq années de soutien ciblé pour le personnel des services de garde, qui a vu le nombre d’éducatrices et d’éducateurs de la petite enfance (ÉPE) en Alberta augmenter de plus de 13 000 depuis 2021 pour atteindre un total de 31 200. La secrétaire d’État fédérale à l’Enfance et à la Jeunesse, Anna Gainey, a été citée dans l’annonce comme ayant déclaré que les ÉPE sont les « piliers » du système d’apprentissage et de garde des jeunes enfants du Canada, et que le programme de bourses contribuera à ouvrir des portes aux nouveaux éducateurs et aux nouvelles éducatrices et à renforcer la main-d’œuvre.

Cet investissement s’inscrit dans le cadre de l’Accord entre le Canada et l’Alberta sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants à l’échelle du Canada, qui comprend un engagement en vue d’augmenter le nombre d’ÉPE en Alberta. Tous les membres du personnel des services de garde en Alberta doivent obtenir leur certification dans les six mois suivant leur embauche.

À l’heure où l’Alberta renforce ses effectifs dans le secteur de l’éducation de la petite enfance grâce au nouveau programme de bourses, OAC encourage ses membres à prendre part à cette initiative en explorant les possibilités de collaboration avec les éducatrices et les éducateurs, en plaidant en faveur d’une formation en santé de la communication dans les programmes en éducation de la petite enfance et en surveillant l’évolution de la main-d’œuvre susceptible d’avoir une incidence sur la prestation des services. OAC voit cet investissement comme une ouverture stratégique permettant de renforcer le dépistage précoce et le soutien offert aux enfants ayant des besoins liés aux troubles de la parole, du langage et de l’audition dans toute la province.

OAC-Alberta défend les intérêts des orthophonistes et des audiologistes dans le secteur des soins primaires

Le 15 août dernier, OAC a rencontré Primary Care Alberta, l’agence qui s’occupe des soins primaires en Alberta, afin de discuter de l’intégration des orthophonistes, des audiologistes et des aides en santé de la communication dans les équipes de soins primaires. La discussion a porté sur la reconnaissance du champ d’exercice et le rôle essentiel que jouent nos professions au sein des équipes de soins primaires. OAC a souligné à quel point l’expertise des orthophonistes, des audiologistes et des aides en santé de la communication peut grandement améliorer les résultats de santé en répondant aux besoins en matière de communication et d’audition dans le cadre des soins primaires de base, tout en insistant également sur l’importance des soins liés aux troubles de la déglutition et des fonctions vestibulaires. Plutôt que de les considérer comme des spécialistes isolés, la discussion a mis l’accent sur leur rôle de partenaires collaboratifs travaillant aux côtés des médecins de famille, du personnel infirmier et d’autres professionnelles et professionnels de la santé afin de fournir des soins complets et centrés sur le patient.

Au cours de cette réunion, nous avons également envisagé la possibilité de présenter une proposition de politique au gouvernement. Cette proposition décrirait des stratégies concrètes et des recommandations visant à intégrer officiellement les orthophonistes, les audiologistes et les aides en santé de la communication dans les équipes de soins primaires afin de contribuer à combler les lacunes en matière de services et à en améliorer l’accès pour la population albertaine.

Une partie importante de la discussion a porté sur l’élargissement des rôles des orthophonistes, des audiologistes et des aides en santé de la communication, en particulier au sein des équipes de santé publique. Cette approche pourrait impliquer de passer d’un traitement individuel traditionnel à des initiatives à l’échelle de la population et à des actions de sensibilisation communautaires. Elle permettrait d’identifier et de traiter de manière proactive les problèmes de santé de la communication et de santé auditive avant qu’ils ne deviennent plus complexes, contribuant ainsi à la mise en place d’un système de santé plus efficace.

Pour tirer parti du dynamisme suscité par cette réunion, OAC demande à ses membres de contribuer à cet important travail de défense des intérêts. Votre expérience est inestimable pour formuler des recommandations pratiques et efficaces en vue de l’élaboration d’une politique. À cet égard, nous acceptons actuellement les suggestions de nos membres sur la meilleure façon d’intégrer les orthophonistes et les audiologistes dans les équipes de soins primaires en Alberta.

Nous vous invitons à soumettre vos idées, accompagnées d’exemples précis ou d’études de cas, à notre équipe dédiée à la défense des intérêts. Vos contributions nous aideront à élaborer une proposition de politique complète et fondée sur des données probantes à présenter au gouvernement. Pour nous faire part de vos suggestions, veuillez nous envoyer un courriel directement à advocacy@sac-oac.ca. Votre voix est essentielle pour faire progresser nos professions et garantir à toute la population de l’Alberta l’accès aux soins dont elle a besoin.

Réponse du ministre de l’Éducation et de la Garde d’enfants à l’exposé de position d’OAC sur la littératie

OAC a récemment reçu une lettre de l’honorable Demetrios Nicolaides, ministre de l’Éducation et de la Garde d’enfants, en réponse à notre récent exposé de position sur le rôle des orthophonistes quant à la littératie en milieu scolaire. Nous avions fait parvenir notre exposé au bureau du ministre afin de souligner la contribution vitale des orthophonistes au système d’éducation de l’Alberta et plaider en faveur d’une approche collaborative et interdisciplinaire de la littératie en milieu scolaire.

Notre exposé de position a été envoyé au ministre afin de contribuer aux discussions en cours sur les programmes d’apprentissage de la lecture et de l’écriture et de promouvoir une plus grande collaboration entre le personnel enseignant et les orthophonistes. Nous avons souligné le rôle essentiel que jouent les orthophonistes dans le développement de la littératie, notamment leur expertise relativement aux compétences en lecture et en écriture, leur connaissance du développement du langage et leur capacité à fournir aux élèves un soutien fondé sur des données probantes. L’exposé se concluait par un appel à l’action : investir dans les services en orthophonie dans les écoles, renforcer la collaboration entre les orthophonistes et le personnel enseignant, et tirer parti de l’expertise des orthophonistes pour développer des pratiques inclusives en matière de littératie.

Dans sa lettre, le ministre remercie OAC pour son exposé de position et la possibilité qui lui est donnée d’y répondre. Il a souligné la conviction du gouvernement selon laquelle « il est essentiel de donner à chaque élève un bon départ » et a insisté sur l’importance de soutenir le développement des compétences fondamentales en lecture, en écriture et en mathématiques. Le ministre a également présenté en détail les récentes initiatives du gouvernement, notamment la collaboration avec les conseils scolaires et les divers intervenants afin de recueillir des commentaires sur l’approche actuelle en matière de littératie des jeunes enfants. Il a précisé que cette démarche avait permis d’apporter des améliorations pour l’année scolaire 2024-2025, telles que des tests de dépistage plus fréquents chez les élèves de la 1re à la 3e année et l’introduction de tests de dépistage à la maternelle.

En conclusion de sa lettre, le ministre encourage OAC à présenter son exposé de position directement aux conseils scolaires de l’Alberta. En vertu de la Loi sur l’éducation de l’Alberta, les conseils scolaires sont responsables de mettre en place des programmes éducatifs appropriés et de veiller à ce que les élèves aient accès à des services de soutien spécialisés lorsqu’ils en ont besoin. La lettre indique en outre que les conseils scolaires reçoivent un financement supplémentaire pour répondre aux divers besoins d’apprentissage, ce qui leur permet d’offrir une gamme complète de services dans des milieux d’apprentissage inclusifs.

Lisez la lettre du ministre dès maintenant.

Consultation du gouvernement fédéral sur la Loi sur le libre-échange et la mobilité de la main-d’œuvre au Canada

Le 22 août dernier, OAC a présenté ses commentaires au gouvernement fédéral sur la loi proposée concernant le commerce interprovincial des biens et des services, en mettant un accent particulier sur le secteur de la santé.

OAC a souligné qu’une circulation transfrontalière des biens, des services et des professionnels en santé entre les provinces et les territoires pourrait améliorer l’accès aux soins essentiels en santé de la communication, favoriser l’innovation et permettre une utilisation plus efficace des ressources au sein du système des soins de santé. Compte tenu de la demande croissante en services d’orthophonie et d’audiologie, OAC a insisté sur le fait que les politiques doivent éliminer les obstacles non nécessaires à la mobilité de la main-d’œuvre tout en garantissant la sécurité de la population et en préservant les normes professionnelles.

OAC a également recommandé la normalisation à l’échelle nationale de l’examen canadien d’admission à la pratique, la simplification des processus d’inscription intergouvernementaux, une collaboration plus étroite entre les organismes de réglementation, ainsi qu’un engagement en faveur d’une planification à long terme de la main-d’œuvre.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre des efforts plus larges de défense des intérêts déployés par OAC en matière de mobilité de la main-d’œuvre, qui visent à réduire les obstacles pour les orthophonistes et les audiologistes tout en s’assurant que les mesures rigoureuses de protection de la population restent en place. OAC encourage ses membres à rester mobilisés sur cette question et à contribuer à passer le message en soulignant l’importance de la mobilité professionnelle auprès des responsables des politiques, des collègues et des intervenants communautaires.

Pour en savoir plus sur la Loi et la consultation : Rétroaction des intervenants à propos de la Loi sur le libre-échange et la mobilité de la main-d’œuvre au Canada – Unité de l’économie canadienne – Canada.ca

L’Alberta annonce la mise sur pied d’un organisme de réglementation pour les aides-soignants : ce que cela signifie pour les aides en santé de la communication

En juillet, le gouvernement de l’Alberta a annoncé que les aides-soignants constitueraient dorénavant une profession réglementée, régie par le College of Licensed Practical Nurses and Health Care Aides of Alberta, anciennement le College of Licensed Practical Nurses of Alberta.

Ce changement entrera officiellement en vigueur le 2 février 2026, et à partir de ce moment, l’ordre professionnel nouvellement réorganisé supervisera les normes professionnelles, la formation et la responsabilité des aides-soignantes et des aides-soignants, en particulier pour ceux qui travaillent dans les collectivités rurales et mal desservies.

L’annonce a suscité des discussions sur les répercussions que cela pourrait avoir sur d’autres rôles de soutien en santé, notamment sur les aides en santé de la communication.

Cette décision crée un précédent en matière de réglementation officielle des rôles de soutien en santé.

Pour les membres d’OAC, elle ouvre la voie à une réglementation des aides en santé de la communication, en particulier les membres qui travaillent sous la supervision des orthophonistes afin d’apporter du soutien aux personnes ayant des besoins en matière de communication et de déglutition. La réglementation pourrait améliorer la qualité des soins, garantir des normes de formation uniformes et renforcer la confiance du public dans ces rôles, mais elle pourrait également créer des obstacles à l’exercice de la profession pouvant nuire à l’emploi de nos membres.

OAC encourage ses membres en Alberta à se tenir informés et à rester mobilisés. Nous vous encourageons vivement à nous faire part de votre point de vue sur la réglementation des aides en santé de la communication en nous envoyant un courriel à l’adresse suivante : advocacy@sac-oac.ca.

Cette démarche va dans le sens des efforts continus déployés par OAC pour tenir ses membres informés de toute évolution susceptible d’entraîner des changements dans leur profession ou leur pratique. Elle renforce notre engagement en faveur de services en santé de la communication sûrs, efficaces et équitables dans tout le Canada.

Développement dans le dossier de l’interdiction d’accueillir des stagiaires de l’Université de la Colombie-Britannique imposée par la Commission des accidents du travail aux cliniciens de la Saskatchewan

Dernière nouvelle : À la suite de la rencontre qui s’est tenue le 12 août, OAC Saskatchewan a obtenu la confirmation directe de l’Université de la Colombie-Britannique que le problème en lien avec la Commission des accidents de travail qui interdisait aux étudiantes et les étudiants de réaliser des stages en Saskatchewan a été résolu. La résolution de ce problème est particulièrement importante pour les audiologistes de la Saskatchewan, étant donné le nombre limité de programmes de formation offerts au Canada.

Pour satisfaire à l’exigence d’assurance, l’Université de la Colombie-Britannique a conclu une entente avec Saskatchewan Polytechnic. Cette entente prévoit que les étudiantes et les étudiants de l’Université de la Colombie-Britannique peuvent s’inscrire à une formation de microcertification dans le cadre de leur stage en Saskatchewan afin d’obtenir l’assurance exigée par la Commission des accidents de travail.

Si vous êtes une ou un audiologiste et souhaitez accueillir une étudiante ou un étudiant de l’Université de la Colombie-Britannique dans le cadre d’un stage clinique, faites parvenir votre demande par courriel à la coordinatrice clinique en audiologie, Sasha Brown, à sasha.brown@audiospeech.ubc.ca.

Si vous êtes une ou un orthophoniste et que vous souhaitez accueillir une étudiante ou un étudiant de l’Université de la Colombie-Britannique dans le cadre d’un stage clinique, veuillez communiquer avec Marcia Choi à marcacaudiospeech.ubc.ca. Nous tenons à remercier chaleureusement Charlotte Douglas, membre d’OAC et audiologiste, d’avoir travaillé avec l’Université de la Colombie-Britannique et Saskatchewan Polytechnic pour résoudre ce problème.

Selon les récentes données de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), la Saskatchewan compte le plus faible nombre d’audiologistes par habitant parmi toutes les provinces canadiennes, avec 3,7 pour 100 000 habitants. De nombreux postes d’audiologistes dans le secteur de la santé publique sont vacants, certains depuis plusieurs années. De plus, nombre d’audiologistes ont atteint ou approchent l’âge de la retraite, de sorte qu’il est grand temps de s’attaquer à ce problème. La pénurie de postes en audiologie affecte non seulement les soins aux patients, mais constitue également un obstacle qui empêche la mise en place de programmes de santé publique, tels que la création et l’administration d’un programme complet de détection et d’intervention précoces des troubles auditifs et l’extension de la couverture des appareils auditifs pour les enfants et les adultes de plus de 65 ans.

Le 12 août 2025, Jennifer Cameron-Turley, gestionnaire provinciale chargée de la défense des intérêts pour la Saskatchewan, Bonnie Cooke, directrice de l’audiologie à OAC, et Halen Panchyk, audiologiste au centre de réadaptation Wascana à Regina, ont rencontré virtuellement Deborah Moynes-Keshen, directrice générale de la direction des ressources humaines des services de santé au ministère de la Santé, et Shelley Lofstrom, directrice générale de la planification de la main-d’œuvre et des stratégies d’emploi à la Saskatchewan Health Authority. Ensemble, elles ont élaboré une stratégie visant à renforcer la participation aux programmes d’études supérieures en audiologie dans toutes les provinces, en mettant l’accent sur le soutien aux étudiantes et étudiants qui effectuent des stages en Saskatchewan. Elles ont également discuté de stratégies de recrutement et de rétention qui profiteraient aux audiologistes de toute la province. Cette réunion contribue à la réalisation de deux des objectifs de défense des intérêts provinciaux d’OAC-Saskatchewan : le recrutement et la rétention, ainsi que l’amélioration de l’accès aux services et du financement.

Avez-vous déjà constaté les répercussions directes de la pénurie d’audiologistes sur la santé auditive des résidents de la Saskatchewan? Envoyez un courriel à la défense des intérêts d’OAC à l’adresse : advocacy@sac-oac.ca.

Ce que les membres doivent savoir au sujet du projet de loi C-5

Le projet de loi C-5 offre l’occasion de moderniser la mobilité de la main-d’œuvre et la prestation des services pour les professionnels de la santé partout au Canada. En adoptant un cadre législatif visant à réduire les obstacles fédéraux au commerce interprovincial et à la mobilité de la main-d’œuvre, ce projet de loi pourrait améliorer l’accès aux services, en particulier grâce aux services de santé à distance, et faciliter l’exercice de leur profession dans plusieurs provinces pour les professionnels réglementés tels que les orthophonistes et les audiologistes. Cependant, son succès dépendra fortement de la manière dont les provinces, les organismes de réglementation et les titulaires de droits autochtones participeront à sa mise en œuvre et s’ils soutiendront les changements ou s’y opposeront.

Voici quelques-uns des points saillants du projet de loi :

  1. Un cadre législatif pour le changement

Le projet de loi C-5 jette les bases nécessaires à la réduction des obstacles au commerce intérieur et à la mobilité de la main-d’œuvre au Canada. Bien que les détails relatifs à sa mise en œuvre restent ténus, ce texte législatif pourrait marquer un tournant vers un soutien accru à la possibilité pour les professionnels d’exercer dans de multiples provinces et territoires. Si adoptée, une telle loi pourrait améliorer la mobilité des professionnels qui exerce leur profession dans plusieurs provinces ou territoires.

  1. Respect des organismes de réglementation provinciaux

Le projet de loi ne porte pas atteinte à la compétence des provinces en matière de réglementation des professions. Il vise plutôt à harmoniser les réglementations existantes en reconnaissant des normes comparables sur tout le territoire canadien. Cet aspect est particulièrement pertinent pour des professions telles que l’orthophonie et l’audiologie, où les champs d’exercice et les exigences en matière de certification peuvent varier considérablement d’une province à l’autre.

  1. Potentiel d’étendre l’accès aux services de télésanté

En simplifiant la reconnaissance des qualifications professionnelles, le projet de loi C-5 pourrait réduire les obstacles administratifs pour les cliniciennes et les cliniciens qui fournissent des soins à distance dans plusieurs provinces ou territoires. Une telle mesure pourrait améliorer l’accès aux services d’orthophonie et d’audiologie, en particulier dans les régions mal desservies ou isolées.

  1. Droits des Autochtones et consultation

Le gouvernement fédéral a affirmé que le partenariat avec les Autochtones est un élément clé de ce projet de loi. Toutefois, certaines organisations et certains dirigeants autochtones ont exprimé leur inquiétude quant au fait que le projet de loi pourrait contourner l’obligation de consultation et porter atteinte aux droits territoriaux, en particulier en raison des dispositions relatives au traitement accéléré visant les projets jugés d’« intérêt national ». Ces inquiétudes ont donné lieu à une mobilisation accrue en faveur d’un engagement plus significatif et plus transparent auprès des communautés autochtones.

OAC suit de près l’évolution de ce projet de loi et ses implications potentielles pour les professions.

De nouveaux conseils régionaux de la santé donnent une voix à la population albertaine en matière de soins de santé

Le gouvernement de l’Alberta a mis en place des conseils consultatifs régionaux, une étape importante dans la restructuration du système de soins de santé de la province. Ces conseils, composés de 150 membres représentant 71 collectivités, conseilleront directement les quatre ministères albertains liés à la santé ainsi que les nouvelles agences de santé distinctes, soit : Primary Care Alberta s’occupant des soins primaires, Acute Care Alberta s’occupant des soins aigus, Assisted Living Alberta s’occupant des soins continus et Recovery Alberta s’occupant des services de santé mentale et de lutte contre les dépendances. Cette initiative vise à renforcer la participation des collectivités et à faire en sorte que les décisions en matière de soins de santé soient mieux adaptées, plus inclusives et plus efficaces dans l’ensemble de la province.

Les personnes siégeant à ces conseils sont diverses : des Albertains et Albertaines de tous horizons, des travailleurs de la santé (y compris des membres d’OAC), des dirigeants communautaires, des représentants autochtones et des fonctionnaires municipaux. Leur rôle consistera à recueillir des commentaires, à identifier les défis et à soumettre les idées provenant de la population, des prestataires de soins et des organisations qui, autrement, ne parviendraient peut-être pas au gouvernement. Il est essentiel de saisir cette chance de participation directe pour rendre le système de santé plus accessible et mieux à même de répondre aux besoins particuliers de la population albertaine dans toutes les régions.

Pour les membres d’Orthophonie et Audiologie Canada (OAC) en Alberta, la création de ces conseils consultatifs régionaux représente une précieuse occasion d’apporter leur contribution et d’être consultés. Comme environ un tiers des membres des conseils travaillent dans le secteur de la santé et que nombre de présidents et présidentes sont des professionnels de la santé, les orthophonistes, les audiologistes et les aides en santé de la communication ont manifestement la possibilité de se faire entendre. Nous encourageons les membres d’OAC à identifier leurs représentants locaux au sein des conseils, afin d’offrir leur expertise sur certains besoins de santé uniques au sein des collectivités. En participant activement aux consultations, en partageant vos idées sur les lacunes dans les services et en plaidant pour l’inclusion des services d’orthophonie et d’audiologie dans la planification régionale de la santé, vous pouvez contribuer directement à façonner un système de soins de santé plus complet et mieux adapté à la population albertaine.

En plus des conseils régionaux, le gouvernement travaille à la mise sur pied d’un conseil consultatif autochtone composé d’un maximum de 22 membres, dont des travailleurs de la santé et des dirigeants communautaires autochtones, qui se concentrera tout particulièrement sur le renforcement des services de santé destinés aux communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits.