« Bien qu’originaire de la région de la capitale nationale, j’ai exercé et vécu dans tout le Canada. J’ai également passé trois ans à l’étranger, où j’ai fait l’expérience directe des difficultés liées à la perte de la communication orale dans une culture qui ne m’était pas familière. J’ai ainsi pu saisir tout le sens de l’expression ‹ l’aphasie est une perte du langage, non une perte de l’intelligence ›.
Quand j’étais étudiante, je me posais constamment la question ‹ Pourquoi? › — Pourquoi l’acquisition du langage est-elle facile pour certaines personnes, mais difficile pour d’autres?
Devenue professionnelle, j’ai cessé de me demander ‹ Pourquoi? › pour plutôt me demander ‹ Comment? › — Comment peut-on transférer notre savoir universitaire dans notre pratique? Comment pouvons-nous rendre nos services accessibles aux populations rurales? Ce changement illustre ma détermination à chercher activement des solutions aux problèmes.
Je n’ai peut-être pas toutes les réponses, mais je crois que la curiosité professionnelle favorise la résolution des problèmes par des moyens novateurs. Grâce à mon expérience d’assistante-orthophoniste et d’orthoptiste, de même qu’à mon expérience culturelle, j’aurai un regard nouveau sur la façon d’élaborer nos politiques et de réclamer le meilleur pour nos professions respectives, à l’interne et dans l’ensemble du Canada ».